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Ecrire un édito, un point de vue, un discours stratégique ? Vous aimeriez... mais votre travail de haut niveau ne vous en laisse pas le loisir.
Contactez-moi et comme je le fais depuis huit ans pour d’autres dirigeants et cadres, je pourrai vous proposer ma plume, en toute discrétion.

Puisque je ne puis divulguer les textes que j’ai mis en mots pour
des managers, voici proposées à votre lecture (ci-dessous) des chroniques sur la vie quotidienne et familiale que j’ai écrites pour la presse magazine.

Ces chroniques (différentes des écrits professionnels bien sûr) donnent une idée de ce que l’on peut obtenir comme écriture dynamique, resserrée, efficace : dire beaucoup en peu de signes et ainsi intéresser son lecteur.
Billets « Clin d’Oeil » publiés dans le magazine hebdomadaire d’actualité Famille Chrétienne.
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Je vous propose de...

 

• Rédiger éditos ou points de vue pour vos supports interne ou externe ou pour la presse.

 

• Rédiger discours et prises de parole.

 

Exemple 1

 

Une journée sans ma laisse

 

Matin. Trop tôt. Auto. Au trot. En route pour un rendez-vous professionnel. Trente kilomètres plus tard : zut, mon mobile ! J’ai oublié mon mobile ! Que vais-je faire une journée sans mon mobile ?

C’est la panique. Douze ans que je vis avec mon portable. Nous faisons tout ensemble. Je lui parle dans le creux de l’oreille, il me répond mille fois à mille voix. Il m’appelle, je me précipite. Il tremble parfois comme une feuille, par à-coups. Et moi, je le prends dans la paume de ma main, le réchauffe, le console et le cajole. Je le nourris aussi (il est au courant). Une vraie vie commune.

Alors pensez ! le quitter une journée complète ! L’angoisse m’envahit. Si quelqu’un cherchait à me joindre, si j’avais un problème sur la route ? Si et si et si ?

J’angoisse. Mais surtout je me fais peur. Je ne pensais pas être devenu ça. Quelqu’un qui pleure la laisse, rechigne à la pure liberté.

Après le rendez-vous professionnel, je me suis ressaisi : si je m’offrais une vraie balade en plein air, libéré de tout, sûr de ne pas être dérangé au moins une fois dans la décennie ? Alors, j’ai goûté chacun de mes pas d’homme libre. Ô bonheur, le mobile, je n’en suis plus accro ! Plus de symptômes.

Seul vrai problème de la journée : je n’ai pu appeler ma chère épouse pour lui raconter ma guérison ! Rageant.

 

Exemple 2

 

Jamais sans ma flamme

 

Dur d’être un homme. On ressent un intense amour pour son épouse. Mais les mots mettent parfois du temps à passer du cœur aux lèvres. Ainsi sommes-nous.

Ce sont les vacances de Pâques. Ma femme est partie avec les enfants pendant que je travaille ici.

Deux jours déjà et tu me manques tant. Je pense à toi qui es l’âme de notre maison. Je vois le salon et je souris en pensant à la tête que tu ferais : les prospectus de pub traînent en vrac sur le canapé, une serviette de bain gît mouillée sur une chaise, le rangement des petits déjeuners successifs n’est pas fait, pas plus que notre lit…

Tu vois, je suis une vraie catastrophe sans toi. Et notre intérieur domestique illustre ce que, loin de toi, ma vie et mon cœur sont : diminués. La lampe sans l’huile, la cheminée sans le feu.

Alors ce soir, tout homme et gauche que je suis, les mots d’amour montent en moi. Après demain, quand tu rentreras, quand je te serrerai dans mes bras, les mots iront vite, ils seront forts, ils seront chauds. Parce que oui, je te le dis, le glisse à ton oreille, le livre à ton cœur, tu es vraiment… la flamme de ma vie !

 

PS : Rassure-toi, avant ton retour, j’aurai fait le lit et rangé la montagne du salon.

 

Exemple 3

 

Le printemps des autres

 

J’arrive à la caisse, deux enfants dans les bras. Huit personnes, une seule caissière. Génial ! Je prends mon mal en patience, me met au point mort et regarde les clients passer un à un. Et là, stupeur : le petit monsieur qui a sans doute attendu un quart d’heure n’a même pas sorti son portefeuille ni préparé son billet.

Trois minutes plus tard, la cliente suivante papote basket avec la caissière : force détails sur le match des minimes samedi prochain au stade municipal !

Après six minutes perdues, c’est le tour d’une jeune femme qui, au moment de régler, se demande dans quel recoin de son sac elle a pu cacher son chéquier. Nous avons tout notre temps bien sûr, n’est-ce pas les enfants ? !

Je sens que je m’énerve : tous ces gens ont pourtant attendu, peiné debout et chargés. Quand vient enfin leur délivrance, ils n’ont pas même une pensée pour ceux qui derrière patientent longuement. C’est le printemps pour moi, oublié l’hiver des autres !

Dans la vie, nous sommes souvent comme cela. La vie nous fait des vagues, nous apporte des peines ; nous traversons des bourrasques et des dépressions ; nous connaissons le désespoir et la longue attente ; nous espérons aide et main secourable.

Mais souvent, quand le soleil est revenu, l’équilibre personnel, conjugal ou familial enfin retrouvé, nous oublions tout : la compassion qui tempéra la souffrance, l’attention qui hâta la guérison. Nos cœurs fiers de bien-portants se blindent et se ferment comme un tiroir-caisse.

Le printemps est là, n’oublions pas les automnes ni les hivers. Ni les nôtres, ni ceux des autres.

 

Exemple 5

 

Du pain encore longtemps ?

 

Cette année, je l’ai encore aimé cette période de moissons !

« Vite, il est mûr le blé. C’est maintenant, avant les pluies ! » Nos campagnes sont dans l’effervescence, activité intense. Dans les champs dorés, les agriculteurs sont aux commandes. La moissonneuse-batteuse tourne et la grande remorque recueille le fruit du labeur. À l’écart, deux hommes plongent leurs mains dans les grains et les laissent filer entre leurs doigts. Les rendements sont-ils bons ? Regardons leurs visages souriants ou crispés et nous comprenons tout d’une année d’efforts.

Ce soir encore, ils se coucheront tard. À la nuit tombante, nous entendrons au loin les machines continuer leur balai d’été. Et demain, à 25 km/h, nous suivrons un convoi de tracteurs et lourdes bennes en route pour le silo. C’est ça, la moisson des travailleurs…

Ô noblesse des paysans ! Ils répondent au premier besoin de l’homme, permettent aux habitants des villes et salariés des tours la chose la plus essentielle : que demain soit possible parce qu’on a encore pu pétrir du pain !

Grâce à eux, je suis en vie, je nourris ma famille… et pourtant certains d’entre eux crèvent de faim. Est-il normal que des paysans voient leurs revenus diminués de moitié en un an, soient à ce point contraints par les marchés ? Qu’ils croulent parfois sous les emprunts, que leurs enfants peinent à s’installer, que certains, accablés, préfèrent en silence se donner la mort ?

Notre société de l’air climatisé, du bitume et des écrans doit d’urgence s’intéresser à ses nourrisseurs, à leur patient labeur, à leur juste rémunération. Sinon, bientôt, nous n’entendrons plus l’heureux ronronnement des machines dans la chaleur d’un soir d’été.

Et surtout, nous crierons famine.

 

Exemple 4

 

Parcelles d’éternité

 

A longueur d’année, je fais des choses utiles. Utiles les stratégies marketing, utile le suivi de clientèle, utile la formation des gens, utile le rapport d’activité, utiles les interventions sur le terrain. Travailler, ce n’est pas gratuit… Alors, évidemment, quand je sais qu’une action est vouée à l’échec, qu’elle est stérile et sans lendemain, je ne la fais pas. Ne serais-je pas fou sinon ?

Août, la plage, le sable, les pelles et les râteaux. « Papa, un château ! » Me voilà bâtisseur de forts. Forts faibles au demeurant, forts éphémères, forts morts devant la vague…

Dès la première pelletée, je suis certain que la marée va détruire mon après-midi de labeur et pourtant, quelle foi et quelle fougue je mets ! Je suis fou. Fou d’amour pour mes enfants, prêt à faire n’importe quoi pour du soleil dans leurs yeux. « Papa, plus haut le château, encore ! » Oui, encore de l’amour, plus hauts et plus forts vos rires et votre bonheur.

Je ne me reconnais pas… Nous sommes habituellement les champions de la performance, des choses impérativement utiles. Et tout à coup, un château de sable vient nous apprendre que ce ne sont pas les choses que nous faisons les plus importantes mais l’amour que nous mettons à les faire.

Château fort de plage, tu as déjà complètement disparu sous les flots mais la trace que tu laisses est indélébile. Tes tours, tes remparts et tes douves ont manifesté ce qui est, pour toujours, la première merveille du monde et de l’univers, infiniment durable : l’amour.

Mes enfants chéris, nous avons aujourd’hui construit l’éternité. Bonne nuit d’été.

 

 

 

Exemple 6

 

Je ne peux plus…

 

Je ne t’aime plus comme au premier jour. Le temps est passé par là. Les jours, les mois et les années ont fait leur œuvre. Les matins, les midis, les soirs à se voir. Les lundis, mardis, jeudis, dimanches et re-lundis. Les hivers aussi se sont succédés… Entends ce que j’ai à te dire. Les choses ont changé en moi. Tout a changé en moi.

Que veux-tu ? Nos enfants sont arrivés et toi, l’éducatrice-née, je t’ai admirée.

Depuis toutes ces années, nous avons discuté, discuté, et ton intelligence, je l’ai de plus en plus appréciée.

A vivre avec toi, je t’ai découverte et j’ai aimé vivre avec toi. J’aime vivre avec toi.

Je me retourne vers le passé et je vois que je t’aimais peu au premier jour. Moins qu’au centième, moins qu’au millième, moins qu’aujourd’hui même.

Mon cœur amoureux s’est transformé en cœur d’amoureux ; l’attirance en sentiment profond, l’aurore en plein midi, trois premières notes en symphonie.

Voilà, voilà… c’est dit. Tu comprends maintenant, tu comprends que je ne puisse plus t’aimer comme au premier jour.

 

 

 

 

  Avec Bertrand Lethu

                      Les Journalismes soient avec vous !

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