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Construire un article ou un support rédactionnel ne s’improvise pas. Pas plus que construire une maison comme on le voit sur cette photo. Il ne suffit pas d’avoir des poutres, des voliges, des scies et des marteaux. Il faut aussi une réflexion, des plans, une méthode, une mise en oeuvre coordonnée. C’est à cette condition que l’habitation devient habitable, confortable et esthétiquement réussie.
En matière journalistique, il ne suffit pas d’avoir des mots, des rubriques, des pages. Il faut aussi beaucoup de méthode, d’outils intelligemment utilisés et de rigueur. C’est à ce prix qu’on propose au lecteur des contenus lisibles et intéressants.
Quatre grands chantiers
pour un meilleur journalisme
Articles plan-plan, écriture banale, titres sur-vendeurs, informations non vérifiées, interviews sans saveur... En lisant les médias papier et web, la presse institutionnelle ou d’entreprise, les lecteurs sont parfois déçus.

De déceptions en déceptions, certains en viennent à ne même plus lire de supports rédactionnels.

Réagissons ! Réagissons en mettant en oeuvre au moins quatre grands chantiers, au plus grand bénéfice de nos lecteurs, internautes, auditeurs, téléspectateurs.

Premier chantier : améliorer les contenus
Comment fidélise-t-on les oiseaux dans son jardin en plein hiver ? En veillant sur eux, en leur donnant de la nourriture pour qu’ils puissent tenir contre le froid.
C’est pareil pour nos lecteurs ou auditeurs. Si nous ne leur offrons rien d’intéressant à se mettre sous la dent, ils vont voir chez le voisin.
On ne peut pas vraiment améliorer ses contenus en restant dans son bureau. Seul le patient travail de terrain permet de rapporter une information éclairée, approfondie, nourrissante.

Deuxième chantier : appliquer des règles et techniques journalistiques éprouvées
De même qu’il y a un code de la route pour bien se comprendre entre automobilistes, il existe des règles pour se comprendre entre émetteurs et récepteurs de l’information. Quand elles sont négligées, le lecteur ou l’auditeur peine à plonger, à se concentrer, à durer, à se fidéliser.

Troisième chantier : travailler la qualité littéraire
Pourquoi continuera-t-on à fréquenter des médias ?
Notamment pour savourer avec les yeux ou les oreilles des textes joliment écrits qui se mangent sans faim et
fondent dans la bouche.
Oui à un lecteur qu’on surprend et qu’on étonne !
Oui à une écriture belle, rythmée, travaillée, simple, limpide, forte, variée !
Oui à l’infinie palette des couleurs de l’âme humaine,
même dans des textes d’informations très simples.
Nous voulons des nouvelles, c’est vrai ! Mais notre esprit, notre cœur et tout notre être réclament, en plus, du beau, de l’élégant, du raffiné.
Quand on veut être rédacteur, il faut s’imprégner des grands auteurs, lire beaucoup et apprendre par cœur des textes d’anthologie.

Quatrième chantier : chercher sans cesse la vérité
Quel lecteur aime être trompé? Qui aime être baladé? Qui se satisfait d’un propos erroné, approximatif, partiel, partial ? Personne.
La crédibilité de nos supports passe par la recherche de la vérité, des mots et images qui la traduira au mieux. À cette condition est la fidélisation de nos publics.

 

 

 

  Avec Bertrand Lethu

                      Les Journalismes soient avec vous !

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